Traçabilité et habilitations dans le logiciel Référentiel BTS — BC4 / C4.7. Page de mise en pratique, avec renvois vers les écrans de WinOrtho. L'essentiel : deux mécanismes traduisent la réglementation dans le logiciel — les habilitations (qui a le droit de voir quoi) et la journalisation (qui a effectivement fait quoi, et quand). Sans eux, aucune des obligations précédentes n'est démontrable. Objectif À la fin de cette page, vous savez : définir un profil d'habilitation à partir d'un rôle ; lire un journal d'activité et en tirer une conclusion ; situer ces éléments dans WinOrtho. 1. Les habilitations Une habilitation répond à la question : de quoi cette personne a-t-elle besoin pour faire son travail ? — et à rien d'autre. C'est le principe du moindre privilège, transposé au logiciel métier. Méthode en quatre étapes : Lister les rôles réels de la structure, pas les personnes : orthoprothésiste, technicien, secrétariat, gestion, direction, apprenti. Pour chaque rôle, lister les opérations nécessaires : consulter / créer / modifier / supprimer / exporter, par domaine (patients, PEC, facturation, stock, atelier, paramétrage). Créer un profil par rôle, et y rattacher les personnes — jamais l'inverse. Revoir la liste au moins une fois par an, et à chaque arrivée, changement de poste ou départ. Les points de vigilance : Le droit d'exporter ou d'imprimer en masse mérite plus d'attention que le droit de consulter : c'est par là que partent les fuites volumineuses. Le droit de supprimer doit être rare et tracé. Les comptes d'administration ne servent qu'à administrer. Un apprenti ou stagiaire a un compte nominatif, restreint, et désactivé à la fin du stage. Un compte générique partagé annule toute traçabilité : c'est le défaut le plus grave. 2. La journalisation Le journal enregistre qui, quand, quoi. C'est la contrepartie du droit d'accès aux données : parce que les professionnels peuvent consulter les dossiers, il faut pouvoir vérifier que ces consultations étaient légitimes. Un journal sert à trois choses : répondre au patient qui demande qui a consulté son dossier ; établir les faits après un incident (violation, suspicion de consultation indue) ; dissuader — savoir que tout est tracé change les comportements. Encore faut-il qu'il soit exploité : un journal que personne ne regarde jamais ne dissuade personne. Une revue périodique, même sommaire — quelques sondages par trimestre, et systématiquement après un événement — suffit à le rendre réel. ⚠️ Le journal contient lui-même des données personnelles (celles des salariés). Il a donc une durée de conservation définie, un accès restreint, et il ne peut pas être détourné en outil de surveillance permanente de l'activité des employés : son usage doit être annoncé à l'équipe, et proportionné. 3. Dans WinOrtho Notion Où la voir Support détaillé Comptes et profils utilisateurs Écran Préférences Formation logiciel — Système → Préférences Journal d'activité (qui a fait quoi, quand) Écran Journal d'activité Formation logiciel — Direction → Journal d'activité Exports de données Écran Exports Formation logiciel — Direction → Exports Documents du dossier patient Onglet Documents de la prise en charge Formation logiciel — Général → Prises en charge Données de droits et de mutuelle Fiche patient Formation logiciel — Général → Patients À retenir Habilitations = le droit d'accéder ; journal = la preuve de ce qui a été fait. On crée des profils par rôle, et on y rattache les personnes. Export et suppression sont les droits les plus sensibles. Un compte partagé détruit la traçabilité — et donc la conformité. Le journal doit être relu pour servir à quelque chose, et reste lui-même encadré.